Agenda

En 2018, les Balletonautes seront obligés de voyager un peu. Songez un peu qu’un amateur de ballet normalement constitué (autrement dit, modérément obsessionnel) a besoin de se confronter à une œuvre classique au moins une fois par mois, et que l’Opéra de Paris a décrété la disette (et elle sera durable, si l’on en croit les premiers échos de la saison 2018-2019)…

Entre la série d’Onéguine en février et la reprise de la Fille mal gardée en juin, il faudra se sustenter en mars avec une soirée Ravel unissant le Daphnis et Chloé de Millepied au Boléro de Béjart. Puis tenir le coup au fil d’une longue série de reprises plus ou moins nourrissantes – Orphée et Eurydice de Pina Bausch,  Roméo et Juliette de Sasha Waltz, et les pièces sur Bartok, Beethoven et Schönberg d’Anne Teresa De Keersmaeker.

De mauvaises langues que nous ne dénoncerons pas désignent déjà cet enchaînement du nom bizarre et barbare de « triplette GiMoCo » (qu’on peut décoder ainsi : « il faut bien faire danser un peu Marie-Agnès Gillot, Hervé Moreau et Émilie Cozette »). Après cela, nous aurons une soirée débutant dans les espaces publics de Garnier avec une invention de James Thierrée (Frôlons) qui se poursuivra dans la salle avec des créations au nom immanquablement anglais parce que c’est plus chic, dues à Hofesh Shechter (The Art of Not Looking Back) et Iván Pérez (The Male Dancer) ; en finale, on nous resservira le Season’s Canon sur Vivaldi dévitalisé de Crystal Pite.

Entre-temps, et pour ne pas mourir de consomption, les Balletotos auront fait la navette pour Londres, histoire de pleurer à gros bouillons sur la mort de Giselle dansée par le Royal Ballet, et aussi de s’émouvoir de celle de la Sylphide de Bournonville dansée par l’ENB. En mars, ils verront aussi la soirée hommage à Leonard Bernstein (avec la reprise de The Age of Anxiety de Liam Scarlett et deux créations de McGregor et Wheeldon). Ils iront aussi voir comment le ballet du Staatsoper de Vienne danse Raymonda, ainsi que Balanchine, Robbins et Neumeier. Toujours en mai, ils comptent enfin comparer le Lac des cygnes de Cranko et la nouvelle version concoctée pour le Royal Ballet. Une petit virée sur les bords du Danube, du côté du ballet de Budapest, est aussi à l’étude.

Des voyages moins lointains sont aussi prévus : prochainement, ils découvriront certainement le programme italien du ballet du Capitole de Toulouse (chorégraphies de Bombana et Bigonzetti), puis le programme Roland Petit en mars. Ils chercheront à voir davantage de pièces de Thierry Malandain en région parisienne (Cendrillon à Noisy Le Grand) et à Reims (Noé). Et comme d’habitude, il y aura des surprises….

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2 réponses à “Agenda

  1. jo

    Eh oui on va aller voir ailleurs….
    Les Parisiens iront en province pour voir du classique et des directeurs de troupe qui le défendent, bravo a eux.
    Le travail de Malandain est très intéressant, et celui de Maillot qui donne 2 pièces à St Quentin en Yvelines aussi….

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